Dimanche 28 août 2011
7
28
/08
/Août
/2011
22:17
Les sources d’eau des localités rurales de la wilaya de Jijel, notamment celles de la région de
Texenna, sont devenues un véritable lieu de pèlerinage des jeûneurs.
La patience est cependant de mise, si on tient vraiment à remplir quelques jerricans, face au
grand nombre de personnes attendant leur tour. Le maire de Texenna assure, quant à lui, que sa commune est connue par la fraîcheur et le goût de son eau. «On dirait un lieu de pèlerinage, les
gens viennent de partout, de Jijel, de Taher et de Tas soust ; ils sont nombreux à venir en famille ou en groupe d’amis pour se rafraîchir et
respirer un peu d’air pur chez nous», affirme-t-il. Tout au long de la route menant aux localités où sont situées ces fontaines naturelles, les longues processions de voitures n’en finissent pas
d’attirer le regard du commun des visiteurs. Rompre le jeûne sur une gorgée d’eau fraîche d’une des nombreuses fontaines de Texenna est une habitude qui s’ancre dans les mœurs des habitants
durant le Ramadhan, à Jijel.
«Ces sources méritent d’être revalorisées, leur aménagement ne fera que du bien pour satisfaire la
demande de plus en plus importante des citoyens», soulignent des habitants. Les sources de Bouzenta, Al Aïn Di Aïssa, Sidi Yakoub ou celle d’El Guefche, sont une fierté pour la région, bien que
la population soit toujours confrontée à des difficultés en matière d’alimentation en eau potable. «L’eau fraîche de ces fontaines est incontestablement la meilleure ; aucune autre, fut-elle
minérale conditionnée dans les bouteilles, ne peut rivaliser avec son goût», décrète, sûr de lui, un des habitués des lieux. Cela dit, si la notoriété des sources de Texenna est établie, il n’en
demeure pas moins, qu’ailleurs, dans d’autres localités rurales, le même engouement est constaté pour le précieux liquide des fontaines.
Histoire d'eau
Dame nature n’a pas privé les régions montagneuses de sa précieuse eau jaillissante des
profondeurs d’un sol sain et souvent boisé. Sur la route de la célèbre côte de Oued Z’hor, au nord de la ville d’El Milia, de nombreux visiteurs sont attirés par les points d’eau de la région,
pendant que les habitants en sont privés. Si la crise d’eau fait rage au sein de la population, cette localité rurale à la nature montagneuse luxuriante n’a point désempli des amateurs du goût de
son eau durant tout le mois de Ramadhan. Comme ailleurs, devant tout point d’eau, la patience est cependant le code de conduite.
«Celui qui ne patiente pas, ne ‘‘goutte’’ pas», lance, sur un air d’humour, un homme attendant son
tour devant une des nombreuses sources de Mechat. Le tarissement de celles-ci est le principal problème auquel font face les accros de l’eau fraîche. Dès le mois de juillet, le compte à rebours
commence, et certaines sources tarissent totalement à Texenna, Mechat. Une solution pour revaloriser ces sources est plus que souhaitable pour permettre, d’abord, à la population de s’alimenter
en eau dans de meilleures conditions, et ensuite, aux amateurs de l’eau fraîche de s’abreuver à leur guise.
El Watan : Zouikri A.
Derniers Commentaires