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BLOG EL MILIA DZ

Articles avec #histoire

De Gaulle et Le colonel Trinquier à EL MILIA

24 Septembre 2009, 22:03pm

Publié par Nabil Mérimèche



EL MILIA était le premier secteur qu’allait visiter le général  DE GAULLE président français (métropole et colonies) .Les notes reçues pour la visite demandaient sa réception hors des villes, LE COLONEL Trinquier choisit CATINAT (Settara de nos jours).

IL est arrivé par hélicoptère alouette, avec sa suite dans plusieurs hélicoptères bananes à double rotors, et s'était  posé directement sur le terrain aménagé pour l’occasion, quelques camions militaires étaient mis à la disposition de la population ainsi que des voitures et d’autres moyens. La population était curieuse et voulait voir DE GAULLE qui tenait son destin en main.



Settara 

LE général DE GAULLE en visite à ELMILIA

EL MILIA était une petite sous-préfécture rebelle à la colonisation ,du nord constantinois ,située dans la vallée de l’oued-el-kébir à une vingtaine de kilometres de la cote méditerranéenne,enserrée dans des montagnes couvertes pour la plus part de forets denses riches en chène-liege et de maquis divers ,lieux idéaux pour les maquisards et les résistants.Elle comptait cinq milles habitants ,quelques colons et quelques dizaines d’européens.Les habitants vivaient de l’élevage de bovins , d’ovins et d’agriculture .
Les immenses forets de chène-liege étaient exploitées par la famille MERLE-DES-ISLES.
SON AFFECTATION : En juillet 1959, il prend le commandement du secteur d’El Milia dans le nord constantinois avec son chef d’état-major le capitaine Dabezies.

LA TOURNEE DES POPOTES : Lors de  la tournée des popotes le colonel Trinquier était là , il pensait que DE GAULE allait trop vite sur le chemin de l’abondant et que l’armée ne le suivait pas. EL MILIA était le premier secteur qu’allait visiter le général .Les notes reçues pour la visite demandaient sa réception hors des villes, LE COLONEL Trinquier choisit CATINAT (Settara de nos jours).
IL est arrivé par hélicoptère alouette, avec sa suite dans plusieurs hélicopteres bananes à double rotors, et se poser directement sur le terrain aménagé pour l’occasion, quelques camions militaires étaient mis à la disposition de la population ainsi que des voitures et d’autres moyens. La population était curieuse et voulait voir DE GAULLE qui tenait son destin en main.
Ce jour là le président DE GAULLE avait dit : je suis aussi président de la république, j’ai d’autres problèmes que le problème algérien, il faut faire l’europe, il faut y entrer en France solide, il faut que nous soyons un grand pays.
Le président DE GAULLE avait compris que le problème de l’algérie et sa décolonisation arrivaient, mais ce genre d’officiers de para et d’ultra (TRINQUIER) pensait que rien n’était perdus et qu’ils étaient sur la bonne voie et persistaient à penser qu’ils devaient continuer avec des manières plus fortes.
LA WILAYA, le FLN et L’ALN cherchaient à tout prix à éliminer cet officier.
Il avait plusieurs fois échappé à l’attentat et l’assassinat à EL MILIA ou en dehors de la ville.
Une fois sur la route de Constantine, lors des travaux de débroussaillement, les moudjahidine s’étaient aperçus un peu tard que le colonel était revenu dans une jeep alors qu’il devrait être dans une 203.
La deuxième fois sur la route de BOU-ARRERIDJ, il avait échappé à l’assassinat car il avait pris l’hélicoptère au lieu de passer par route.
La troisième fois lors de l’attentat contre le capitaine trésorier, vers 14 heures, commis par un fidayîn qui avait réussi à s’enfuir. Le capitaine fut abattu par plusieurs balles de pistolet.
La quatrième fois le jour ou le juge d’EL MILIA fut tué. En rentrant chez lui, le juge aperçut sous les escaliers qui montaient à l’étage, un individu caché. Cette découverte lui fut fatale, il reçut la rafale qui devait être destinée au colonel. Le moujahid avait réussi à s’enfuir.

LORS DES ELECTIONS CONTONALES A EL MILIA :
Au mois de mai 1960, qui était un test et une épreuve finale pour l’autodétermination de l’algérie et d’EL MILIA en particulier, il était là aussi.
Quelques temps avant ces élections les pouvoirs civils sont rendues au sous-préfet ESCOFFIER.
Les militaires et ce colonel faisaient le travail de la police.
El Milia devait élire 3 conseillers : 2 musulmans et 1 européen (fils de colons Ferrovecchio) dont la famille exploitait le chêne-liège à EL ANCER.
Les élections se passèrent dans le calme mais avec 90% d’abstentions, sur le millier de bulletins votants la moitié étaient à blanc, mais le candidat du sous préfet était élu.
Une citation du fameux colonel dans son livre « le temps perdu » : ainsi le pouvoir gaulliste comme ses prédécesseurs n’avait pu résister à la tentation de tricher.les sacrifices que nous avions consentis pour faire des algériens des hommes libres n’avaient servi à rien.il était écrit que ce peuple serait toujours opprimé et ne pourrait jamais exprimer sa volonté ».
SON départ d’EL MILIA :Au troisième trimestre de l’année 1960 ,le colonel TRINQUIER a été relevé de ses fonctions et remplacé par un autre colonel ARNOUX-RIVIERE ,ce qui n’a pas été du gout du premier car il avait beaucoup de projets macabres pour EL MILIA et ses habitants en demandant plus de moyens humains et matériels .il voulait gagner la guerre coute que coute.il eut juste le temps nécessaire pour passer son commandement et prit son congé de fin de campagne.
Il fut rappelé en métropole, via ALGER, puis affecté à NICE.
Il n’avait pas compris ou voulu comprendre que la guerre tirait à sa fin et que la population d’EL MILIA se débarrassait des ses actes abominables, de même qu’une nouvelle ère gaulliste avait commencé..

PAR ELMILIASTORY

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Histoire : Dekhli Mokhtar dit El-Baraka

16 Septembre 2009, 01:41am

Publié par Nabil Mérimèche

Dekhli Mokhtar est né un deux décembre 1929 à Chekfa (Taher). El Baraka, surnommé ainsi par le fait de sa munificence, avait suivi des études coraniques à la mosquée de Chekfa quand il débarqua à l'age de l'adolescence à Annaba chez un proche de sa famille. Dans cette ville, il fut embauché chez un boulanger. Il changea ensuite d'activité pour devenir coiffeur dans un magasin où il eut à côtoyer un grand nombre de personnes et diverses personnalités du mouvement national dans la zone de Annaba.


Il s'intégra dès lors très vite dans la politique et rejoignit les rangs du PPA-MTLD, dans la section dirigée alors par Ammar Benaouda. Celui-ci incita un jour les militants à venir à la prochaine réunion munis d'une arme, condition d'être accepté en leur sein. Tous en furent ainsi, sauf El Baraka qui n'avait pas pu se procurer une arme de guerre, ce qui lui avait vallu d'être interpellé par son chef Si Ammar quand aux raisons de cette défaillance. 

 

El Baraka rétorqua, « Montrez-moi la tête la plus chère ici à Annaba et je vous l'amènerai dans un couffin » dépliant sous les yeux de son responsable un rasoir de coiffeur, la seule arme qu'il maniait avec dextérité... Après le démantelement de l'OS en 1950, il fut pressenti par Messali, en compagnie de Lahouel, Benkheda, Ben Boulaïd, pour intégrer la commission de relance de l'OS, dont il devint membre en 1953 après que Benkhedda y prit soin de le convoquer personnellement. Lors de la scission du PPA, entre messalistes et centralistes, il fut l'un des initiateurs du CRUA (Comité révolutionnaire pour l'unité et l'action), avec Boudiaf, Abdelhamid et Lahouel. Il devint alors avant le début de l'insurrection de 1954, un membre influent du PPA et de l'OS. Et avant l'heure, il fut aguerris au mouvement pour la libération du pays, lors du déclenchement du 1er novembre 1954. Au mois de juillet 1955, El Baraka se rendit avec le groupe de la Nahia1, Zone2, que dirigeait Bentoball Abdellah, au douar Lemdjdja afin d'assister à la réunion pour préparer l'offensive du 20 août 55, dont le chef de Zone Zighoud Youcef était l'un des principaux initiateurs. Il était en compagnie de Messaoud Bouali, Messaoud Benssam, Larbi Beredjem, et d'autres djounouds. Arrivés en retard à ce rendez-vous, instructions furent données par le responsable de l'opération afin qu'ils rejoignent leurs postes respectifs à la Nahia 1 que délimitait à l'ouest Souk El Tenine, à l'est l'oued Rhummel, au sud l'axe Mila-Grarem jusqu'à Teleghma englobant El Eulma et Sétif, et au nord la méditerranée. Après la restructuration des anciennes zones, il devint responsable à 28 ans, du secteur I de la région II, zone I, sur les territoires de la wilaya II d'où il est natif, c'est à dire Chekfa et ses environs. El Baraka aura livré à l'ennemi de nombreuses batailles quand il tomba au champ d'honneur un dix neuf septembre 1957 au cours de la célèbre bataille de Dar Saddam, près d'El Milia. Le chahid ne ressentira point, malheureusement le bonheur l'indépendance de son pays.. et n'avait pas atteint l'age de vingt neuf ans lorsqu'il rejoignit les cieux... Plusieurs rues et édifices publics portent actuellement le nom du chahid dans les villes de la wilaya de Jijel, ainsi qu'à Annaba .......... /......... 

Sources:
jijel-archeo
 Benyoucef Benkhedda, Hocine Lahouel, militant du mouvement national... (Fondation B. Benkhedda)
Ali Kafi, Les préparatifs de l'offensive du 20 aout 55. (Témoignage)
Ali Boudjdir, Mohamed Seddik Ben Yahia. « Ce sont les grands sentiments qui font les grands hommes ». Constantine, Éd. Numidie, 2005

Jijel info


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Histoire El Milia : LE MARTYR MOHAMMED SAIDANI

2 Septembre 2009, 19:42pm

Publié par Nabil Mérimèche



LE CHAHID MOHAMMED SAIDANI : est tombé au champs d’honneur le 26 janvier 1957 en plein centre ville d’EL MILIA et à quelques pas du bureau de l’administrateur de la ville GERMAIN FAURE ,qu’il venait d’exécuter.

Ce coup a été minutieusement préparé et héroiquement accompli, et avait secoué l’ennemi en plein cœur de sa citadelle qui était le BORDJ ( la sous-préfecture ), aujourd’hui siege de la daira d’EL MILIA et avait permis à la population de se débarrasser de ce tyran .

Cet acte dont l’ampleur et l’impacte n’avaient pas laissé indifférent le sinistre MAURICE PAPON , à l’époque préfet de Constantine ,qui s’était déplacé à EL MILIA pour s’enquérir de la situation qui avait fait la « une » du journal la dépeche .

IL convient de signaler que le martyr MOHAMMED SAIDANI est natif du douar OULED-SALAH à EL MILIA.il était connu pour les nombreuses opérations d’envergure qu’il avait accompli.IL avait accépte d’exécuter l’ultime mission de sa vie en sachant qu’elle était suicidaire.

Armé d’un colt 11mm 43 qu’il gardait tout le temps précieusement sur lui ,sauf au moment de ses prieres il le plaçait devant lui et devant ses yeux au bout du tapis de priere,  la veille de l’attentat il avait passé la nuit au village meme,selon un témoin .Il s’était présenté sous une fausse identité ,à 11h30 au bureau du chef de la commune mixte d’El milia qu’il avait abattu en l’atteignant de plusieurs balles au foie et à la poitrine.

Après exécution de cet acte spectaculaire ,le chahid s’était enfui par le jardin public (LE SQUARE) Alertés par les détonations, les soldats coloniaux et les sentinelles  ont repéré le chahid et l’ont abattu ,à leur tour ,au niveau des docks (de la SAP) tout juste à coté de ce square qui porte aujourd’hui son nom.

                                         
                        ALLAH yerham Chouhada.

Par Hacène Boucherit

link http://elmiliastory.centerblog.net/

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Le premier roman de Badr’Eddine Mili, intitulé la Brèche et le Rempart, Algérie

21 Août 2009, 12:43pm

Publié par Nabil Mérimèche



Le premier roman de Badr’Eddine Mili, intitulé la Brèche et le Rempart, publié récemment aux éditions Chihab, est une véritable épopée historique qui relate le destin d’une famille constantinoise de la Seconde Guerre mondiale à l’indépendance

Ils sont originaires de Mila d’El Milia, de Taher, d’El Aouana, de Jijel, de Ziama Mansouriah et les descendants de tribus des Ouled-Ali, les Mechati, les Beni Hbibi, les Beni Sbih, les Beni Meslem, les Beni Belaïd, les Beni Ferguene, les Ouled Aouat, les Ouled Aïdoun, les Beni Aïcha...

Le premier roman de Badr’Eddine Mili, intitulé la Brèche et le Rempart, publié récemment aux éditions Chihab, est une véritable épopée historique qui relate le destin d’une famille constantinoise de la Seconde Guerre mondiale à l’indépendance. Dans une écriture fluide et limpide sertie de véritables moments d’émotion, l’auteur entraîne le lecteur dans un passé qui n’est pas aussi lointain que cela. C’est aussi l’histoire du quartier populaire d’Aouinet El foul, à Constantine. Un quartier historique, témoin privilégié de multiples histoires individuelles qui s’entretoisent, mais aussi de l’histoire de Constantine et, par delà, de toute l’Algérie. A propos du titre du roman, l’auteur avait précisé lors d’une rencontre aux éditions Chihab que «c’était une référence historique et militante à la prise par l’armée coloniale française en 1837 de Constantine, qui a ouvert une brèche dans le rempart, une brèche qui a mené à la destruction et à la dénaturation de l’identité d’une nation». Aouinet El foul, par laquelle les Français ont trouvé le passage vers le cœur de la vieille ville, a été aussi le terreau de la résistance contre le colonialisme et le quartier qui donna ses premiers martyrs à la guerre de libération national. Aouinet El foul, la petite fontaine des fèves, est décrite dans le roman par Badr’Eddine Mili en ces termes : «Personne n’avait pu percer le mystère de cette œuvre d’art, quelque peu rustique, qui déversait, nuit et jour, ses eaux musicales dans deux bassins distincts, le petit à l’eau potable, pure et fade destinée à la consommation des gens de passage, le grand recouvert d’une épaisse chape de vase gluante où s’abreuvaient une multitude de bêtes de somme, chevaux, onagres et dromadaires, tout heureux de s’abreuver, après de longues et harassantes traversée des Hauts Plateaux.» Aouinet El foul, terreau de la résistance et de la bravoure C’est aussi l’histoire des habitants du quartier populaire d’Aouinet El foul, qui se distinguent des citadins de la ville du Rocher. La plupart de ces habitants sont venus des régions avoisinantes, chassés par les colonisateurs français à coups de napalm en répression à leur soif de liberté et leur résistance farouche contre l’envahisseur. Ils sont originaires de Mila d’El Milia, de Taher, d’El Aouana, de Jijel, de Ziama Mansouriah et les descendants de tribus des Ouled-Ali, les Mechati, les Beni Hbibi, les Beni Sbih, les Beni Meslem, les Beni Belaïd, les Beni Ferguene, les Ouled Aouat, les Ouled Aïdoun, les Beni Aïcha. Le personnage central du roman explique à leur propos qu’«on les appelait Kebaïl El Hadra, les gens du Piémont, ils étaient connus pour leur esprit de corps, leur bravoure et leur sens moral très élevé». Ainsi, ce quartier hors du commun était le réceptacle de tous les survivants des tribus éclatées de l’Est algérien, le terreau de la révolution et de l’éveil des consciences politiques et sociales. Après le premier chapitre consacré à la description minutieuse du mythique quartier, l’auteur raconte la naissance de Mustapha, dit «Stopha», le personnage central de cette saga qui sera le fil conducteur de ce voyage temporel au cœur de l’âme de l’antique quartier. Mustapha est le fils de Salah-Eddine El Hamadene et de Zouaki, diminutif de Zakia, les deux autres personnages autour duquel s’articule le roman. La Brèche et le Rempart est un vibrant hommage au petit peuple, représenté par une myriade de personnages aux surnoms aussi scintillants que leurs répliques et dont la fibre patriotique permet de survivre à la misère et aux tortionnaires français. Ce petit peuple, qui par ses sacrifices a permis que l’Algérie soit libre et indépendante et a permis à des générations de dresser fièrement la tête sans jamais courber l’échine. Au fil des pages, l’auteur ne cesse, par petites touches, de faire des rappels historiques de l’antique cité Cirta et de ses légendes dans lesquelles a baigné l’enfance des principaux protagonistes de roman historique. Il décrit aussi avec minutie des événements contemporains, à l’instar du débarquement des Américains où les Constantinois «découvraient le nouveau monde, le chewing-gum, le chocolat, les sodas et les conserves et se gominaient les cheveux à la Rudolf Valentino. Ils avaient entendu dire qu’un de leurs présidents avait promis l’autodétermination aux peuples sous le joug et tous se prirent à espérer la fin de l’occupation». Mais les grandes espérances furent de courte durée et «l’année qui suivit resta dans les mémoires comme ‘‘Aam Echar’’ et ‘‘Aam el Boun’’, l’année de la faim et du bon ; les denrées alimentaires furent rationnées et le marché noir battait son plein. Les barons des trafics en tous genres, les gangs et les nervis firent leur apparition et mirent la ville sous le boisseau». Ainsi, au-delà des personnages fictifs, l’histoire est toujours présente et s’entremêle harmonieusement avec les péripéties romanesques. Badr’Eddine Mili rend ainsi hommage aux personnages historiques qui ont marqué l’histoire de l’Algérie, tels que Messali Hadj ou Ferhat Abbas, mais aussi les martyrs constantinois, dont Mustapha Aouati et Zaamouche, les premiers condamnés à mort et exécutés à la prison d’El Koudia. Il cite également les penseurs et artistes de la vieille ville du Rocher tels que cheikh Abdelhamid Ben Badis, Malek Haddad et Malek Bennabi. S. A. «Stopha», le destin merveilleux d’un enfant ordinaire L’un des personnages les plus attachants de ce roman est la mère Zakia, à laquelle le jeune Stopha voue une admiration absolue, qui est longuement décrite dans le roman en tant que mère courage qui sacrifie tout pour le bonheur de ses enfants et la survie de son foyer. Belle, gracile, esthète aux multiples talents, c’est elle qui prend conscience que la seule chance de survie est une instruction aboutie, et elle poussera sans cesse son enfant à étudier pour battre ces «roumis». L’amour maternel est ainsi clamé sur plusieurs pages, dont la phrase poignante de Zakia à Stopha : «Si par malheur il t’arrivait de mourir, je mourrais instantanément, car depuis ta naissance me relie à toi khaït errouh, le fil lumineux de l’âme.» L’auteur relate le choix du nom du héros dans un émouvant passage où il écrit : «La mère, qui n’avait pas encore récupéré de ses efforts de primipare, la dernière cuillerée de z’rir entre les dents, lâcha : ‘‘Mustapha ! Je l’appellerai Mustapha comme le Prophète.’’ Jusqu’à la fin de ses jours, elle ne cessa de trouver des diminutifs à ce prénom : ‘‘Mousmous, Fousfouss, Fousseïfissa, Stopha…’’» Ainsi, au fil des pages, le lecteur est convié à vibrer passionnément au cœur du quotidien de la famille El Hamadene et suivre le destin de Mustapha, de sa naissance à ses premiers jeux avec ses camarades d’enfance à la découverte du monde extérieur. Son adolescence, et la prise de conscience du statut du colonisé et le fossé qui séparent les Algériens des pieds-noirs. Le roman permet aussi de découvrir à travers le microcosme, les traditions et les rituels familiaux, les escapades des jeunes Constantinois et l’école coloniale et ses discriminations. Stopha voyage sans cesse entre deux univers inconciliables, en se posant sans cesse des questions, jusqu’à la nuit du phénix, le déclenchement de la révolution. Au fils du récit, il lutte à sa manière pour narguer les envahisseurs en travaillant dur pour obtenir son bac. Le roman se clôture ainsi, sur le départ de Stopha pour l’université, qui coïncide avec l’indépendance de l’Algérie, «celle qui porte le message du 1er Novembre, la grande espérance, la fin des injustices, des privilèges par la naissance, l’argent ou la position sociale».

Sihem Ammour
La tribune

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Hommage aux Chouhadas du 8 Mai 1945

8 Mai 2009, 12:34pm

Publié par Nabil Mérimèche

8 MAI 1945

8 M


Une répression qui devait s’espacer sur près de 10 jours et qui provoqua l’extermination d’au moins 45.000 civils. Pour les autorités coloniales de l’époque, il fallait frapper fort pour dissuader toute nouvelle tentative de révolte. On croyait ainsi sauver le régime colonial dans tout ce qu’il avait de plus banal, le racisme institutionnalisé, le mépris absolu des vies algériennes. N’est-ce pas le général Duval en personne qui déclara à sa hiérarchie : « on est tranquille pour 10 ans ». Tout en prévenant : « je vous ai donné la paix pour 10 ans, mais il ne faut pas se leurrer, tout doit changer en Algérie ». Il ne croyait pas si bien dire.


Sétif allait marquer une étape cruciale, rien ne sera plus comme avant. Le fossé allait se creuser considérablement entre Algériens et colons. La guerre de libération devait commencer 10 ans plus tard, elle avait en fait joué son premier acte à Sétif. Nul d’ailleurs ne pouvait mieux l’exprimer que le grand écrivain algérien Kateb Yacine lorsqu’il écrivit : « à Sétif, se cimenta mon nationalisme, j’avais 16 ans ».

Pour comprendre les raisons de cette prise de conscience chez le peuple algérien, il faut revenir sur l’essence profonde de ce que fut le système colonial français. Tout d’abord, il faut voir que la présence française ne reposait sur aucune légitimité. L’Algérie a été conquise par la force dès 1830 et allait se voir imposer une domination et un joug qui devait aboutir à la déstructuration complète de sa société.

Avec la colonisation, non seulement les cadres politiques traditionnels ont disparu, mais les structures profondes de l’ordre social ont été violemment attaquées, que ce soit avec l’interdiction progressive des « medrassas », la confiscation des propriétés collectives et la remise en cause du système tribal.

A cela, il fallait rajouter une situation économique désastreuse et de plus en plus précaire pour les Algériens.

En fait, deux Algérie existaient, celle des colons européens minoritaires et maîtres du pays, et celle des Algériens majoritaires condamnés à la plus terrible des misères. Pour ce qui était du droit, « l’apartheid républicain » était de mise.

Les Algériens dépendaient du code de l’indigénat. Un code officialisé en 1881 qui prévoyait l’instauration de pénalités exorbitantes de droit commun et d’une série de mesures relevant d’un droit parallèle discriminatoire ne s’appliquant que pour les Algériens musulmans. En fait, plus de 90% de la population se trouvait exclue de tous les droits civiques et civils fondamentaux sur le seul critère de l’appartenance raciale et religieuse.

C’est parce que ce système ne pouvait plus être reconduit que déjà se multipliaient dans l’Algérie de l’après-Deuxième Guerre mondiale, des mouvements de contestation qui tournèrent souvent à de sanglantes émeutes anti-européennes dans l’est algérien. De fait, la donne internationale avait profondément évolué. La guerre a remis en question la place des puissances coloniales. Les multiples défaites de l’armée française ont non seulement prouvé aux Algériens que le colonisateur n’était pas invincible, mais, surtout, l’appel massif de conscrits algériens pour libérer l’Europe confortait le désir des Algériens d’en finir avec le statut quo colonial. Les Algériens, de retour chez eux, attendaient des changements à la hauteur du prix du sang que leurs camarades morts ont versé. Ils exigeaient l’égalité des droits avec les colons et le respect de leur identité.

Pour toute réponse, rien, la barbarie coloniale continue. L’après-guerre allait donc sonner le glas de la révolte et du changement. C’est comme cela que les Algériens voulurent marquer leur 8 mai 1945, jour de la reddition allemande et fin de la guerre en Europe.

La mort d’un scout tué par la police française mettra le feu aux poudres à Sétif.

Ce sera l’émeute. Un soulèvement spontané, appuyé par des militants nationalistes, laissera place aux frustrations trop longtemps contenues. On s’en prendra aux colons européens, à Sétif, Kherrata, dans les campagnes environnantes et même à Guelma, pourtant éloignée de plus d’une centaine de kilomètres. Le 8 mai au soir, on relèvera parmi les colons européens 103 morts et 110 blessés.

Dès le 10 mai, la réaction française allait prendre forme par une répression sans pitié sur la population civile. A Sétif, Guelma, Kherrata, de terribles massacres ont été exécutés. L’armée coloniale, conduite par le général Duval, « le boucher de Sétif », fusille, exécute, torture et viole tandis que l’aviation et la marine bombardent les villages. A Guelma, les B23 ont mitraillé des journées entières tout ce qui bougeait.

A Kherrata, ce furent des familles entières que l’on jetait du haut d’un précipice.

Des dizaines de milliers de morts à comptabiliser, plus de 45.000 d’après les sources algériennes et américaines. Sans oublier non plus, les milliers de blessés, d’emprisonnés envoyés dans des camps. Ces massacres allaient marquer un tournant irréversible dans l’histoire de la colonisation de l’Algérie. Les Français ont voulu frapper fort, du fait même qu’ils appréhendaient déjà cette révolte.

Appréhension compréhensible quand l’on connaissait les recrues limitées dont pouvait disposer à ce moment la puissance coloniale pour un pays aussi grand et aussi rebelle. Il fallait massacrer le plus pour assurer la survie du système.

En fait, le premier acte de la guerre d’Algérie venait d’être joué. Pour les Algériens, la lutte armée devenait le seul moyen de libération.

La révolution algérienne était en marche...

Par Hicheme Lehmici, quotidien-oran.com



REPORTAGE VIDEO de Yasmina Adi, sur les évenement du 8 Mai 1945
A voir sur ce Lien   http://autre8mai1945-lefilm.com/


La reconnaissance officielle des crimes commis dans le Nord-Constantinois ne viendra que 60 ans après les faits. L’ex-ambassadeur de France à Alger, Bernard Bajolet, a qualifié « d’épouvantables massacres » ce qui s’était passé à Sétif, Guelma et Kherrata. « Ce déchaînement de folie meurtrière, dans lequel les autorités françaises de l’époque ont eu une très lourde responsabilité, a fait des milliers de victimes innocentes, presque toutes algériennes, ainsi que des milliers de veuves et d’orphelins, même s’il ne faut pas oublier que plusieurs dizaines de civils européens ont également été assassinés au cours des affrontements. Ces journées, qui auraient dû être pour tous celles de la liberté retrouvée, de la fraternité redécouverte dans un combat commun et d’une égalité encore à bâtir, ont été celles de la haine, du deuil et de la douleur. Elles ont fait insulte aux principes fondateurs de la République française et marqué son histoire d’une tache indélébile », déclara-t-il lors de sa visite le 28 avril 2008 à l’université de Guelma.

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Carte des tribus d'El Milia, Jijel, Collo, Mila

25 Avril 2009, 20:58pm

Publié par Nabil Mérimèche


 Carte Tribus 1



Les cartes ne comporte pas toutes les Tribus

Carte Tribus 2

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Cheikh Moubarek El Mili

17 Avril 2009, 01:33am

Publié par Nabil Mérimèche

 



Moubarak Mohamed ben Moubarak, appelé El Mili en référence à El Milia, son lieu de naissance où il naquit le 26 mai 1898.


Il est l’auteur de l’ouvrage Histoire de
l'Algérie de l'Antiquité à nos jours, dont le premier volume paru en 1928. Ce qui était un évènement à l’époque. Cette œuvre était d’autant plus importante qu’elle fut écrite à un moment où des intellectuels algériens, comme Ferhat Abbas à ses débuts, ignoraient tout de leur pays et savait tout de l’histoire des Gaulois. Pour Lemnouar Merouche, l’ouvrage de Moubarek El Mili constituait une rupture par rapport au discours colonial et à la vision traditionnelle.

Ce lettré, qui sera une des figures de proue du mouvement islahiste, a fait des études en arabe, d’abord dans la région d’El Milia où il est né, puis à Constantine, et enfin à la prestigieuse Zitouna de Tunis, qui attirait nombre d’Algériens. En 1924, il s’installe dans la ville du Rhummel, assistant les efforts du cheikh Ben Badis dans la promotion d’un enseignement éloigné de l’école laïque française, et surtout ouvert à l’instruction des filles.
Il fut également un opposant farouche aux confréries, aux innovateurs et mystificateurs, appelant à s'attacher aux vrais préceptes de l'Islam et à s'intéresser à l'instruction afin de préparer une société consciente, capable de combattre le colonialisme et de relever la patrie.. Lors de la création de l'Association des Ulémas Musulmans Algériens en 1931, il fut élu trésorier et devint l'un de ses membres les plus éminents aux côtés de Cheikh Ibn Badis, El Ibrahimi , Tayeb El Oqbi et Larbi Tébessi . Il se distingua par ses idées lumineuses et sa clairvoyance au point d'être surnommé le philosophe de l'Association des Ulémas.

Parallèlement à son activité réformiste, Moubarak El Mili s'intéressa à la rédaction d'articles dans le journal "al Baçaïr" et d'ouvrages puisqu'il composa un ouvrage en histoire d'une haute teneur scientifique intitulé : "Histoire de l'Algérie de l'Antiquité à nos jours" outre l'ouvrage en théologie intitulé "De l'associationnisme et de ses aspects".
Il est aussi à l’origine de l’installation à Constantine de la première imprimerie en caractères arabes.

La pensée politique et sociale des oulémas gagne à être restituée dans l’évolution de l’Algérie, observe l’historien Mohammed Harbi. Elle est naturellement marquée par la religion perçue comme étant la seule force capable d’unifier les différents éléments de la société. Trois idées fondamentales caractérisent leur programme : la séparation du culte et de l’État, l’officialisation de la langue arabe, la lutte contre le culte des saints. Quand on se réfère au contexte historique dans lequel les oulémas ont agi, leur apport au réveil de l’opinion est incontestable. La création de nouveaux lieux de vie, les travaux sur l’histoire de l’Algérie de Tewfik el-Madani et Moubarak el-Mili ont, malgré leurs limites, redonné confiance aux Algériens et incité les élites francophones à prendre en charge le passé de leur pays. Leurs efforts dans la diffusion de la langue arabe ont fait école et ont poussé les populistes à agir dans le même sens et les confréries à moderniser leur système d’enseignement. Mais s’ils ont levé certaines hypothèques, ils en ont créé d’autres.


Cheikh Moubarek el Mili, lettré réformiste, aura une grande influence sur le jeune militant nationaliste Larbi Ben M’hidi. Il meurt d’un diabète en 1945

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L'HISTOIRE DU PREMIER EMBLEME ALGERIEN

3 Avril 2009, 00:48am

Publié par Nabil Mérimèche

­Chaque nation est reconnue par son drapeau, une pièce d’étoffe attachée principalement à une hampe et qui porte des couleurs et des symboles ou emblèmes du pays.




Par sa fonction principale, le drapeau sert de signal, de signe d’union, de ralliement et représente la souveraineté du pays. Pour rallier les Algériens autour de lui, l’Émir Abdelkader a confectionné un drapeau, décrit comme suit :

Le signe et symbole officiel de la souveraineté de la moubayaat étaient représentés par ce drapeau, comportant « trois bandes de soie cousues horizontalement et clouées à une hampe en bois. Entre les deux bandes vertes, séparées par une autre de couleur blanche, fut brodé un fil d’or, un cercle contenant une épigraphie en langue arable : « Ennasr min ind Allah oua El Feth qarib » (la victoire vient de Dieu et la délivrance est prochaine) et « Naser-Eddine Abdelkader Ben Mahieddine » (celui qui fait triompher la religion : Abdelkader fils de Mahieddine).

Au centre de ce même cercle, fut également brodé au fil d’or une Khamsa (la main de Fatma) très régulière et symétrique. Et ce fut le premier drapeau de l’État Algérien.L’histoire nous conduit au Congrès qui a eu lieu du 10 au 14 février 1927 à Bruxelles, la capitale belge. Lors de cette rencontre, MESSALI Hadj, Président de l’E.N.A., présenta les revendications algériennes, constituées d’une douzaine de points dont l’indépendance de l’Algérie et la constitution d’une armée nationale.

En 1933, des statuts et programmes de l’Étoile Nord Africaine furent votés par une assemblée générale. En effet, le premier article stipulait que l’association « l’Étoile Nord Africaine » regroupait tous les musulmans de l’Afrique du Nord.

Quant au second article, il annonce que le but fondamental de l’E.N.A. est la lutte pour l’indépendance totale pour chacun des trois pays, en l’occurrence Maroc, Algérie et Tunisie ainsi que l’unité de l’Afrique du Nord.

Après quelques mois, MESSALI Hadj avait pensé à symboliser cette idée, formulée dans les statuts de la formation politique devenue très gênante pour les Français. A cet effet, il dessina à Paris, en présence de militants dont BENOSMANE Abdelkrim (1914 - 1978), un drapeau représentant sa formation politique et les pays d’Afrique du Nord. Sur une étamine de couleur verte sont apposés, en haut et à gauche l’étoile et le croissant rouges.

Ce même croissant avait une ombre blanche. Les couleurs et leurs dispositions auraient représenté respectivement, le Maroc (Marrakech la rouge), l’Algérie (Alger la blanche) la Tunisie (Tunis la verte !).




L’Étoile représentait l’Étoile Nord Africaine. Les branches de l’étoile identifient les piliers de l’Islam.Quant au croissant, il est la simple représentation du mois lunaire. Ce premier drapeau fut cousu pour la première fois par Madame MESSALI.

Une dizaine d’années plus tard, une commission, selon certains vieux militants, fut chargée par le P.P.A., du dessin d’un autre drapeau, sans toucher aux couleurs ni aux emblèmes et symboles. Les couleurs verte et blanche partagèrent l’étamine au centre de laquelle furent apposés l’étoile et le croissant rouges Ce même drapeau fut utilisé lors de la manifestation du 8 mai 1945 avant d’être adopté le premier novembre 1954 jusqu’à l’indépendance nationale, pour devenir l’emblème national de la République Algérienne Démocratique et Populaire par un Décret de 1963.

Nous avons demandé à quelques anciens combattants de nous faire connaître la signification des couleurs :
Le blanc : L’indépendance nationale.
Le vert : L’Islam et le Paradis.
Le rouge : Le sang des martyrs.
LE VERT DEVIENT LE SYMBOLE DE L’ISLAM ET LE BLANC CELUI DE LA PAIX QUE NOUS RETROUVONS DANS LE CHOIX DES COULEURS EFFECTUÉ PAR L’ÉMIR ABDELKADER.

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Victoire de Messaoud Bouali, El Milia

26 Mars 2009, 15:35pm

Publié par Nabil Mérimèche

Il y a eut, lors du 20 août 1955, 39 grandes opérations menées dans le Nord Constantinois, qui ont concerné la plupart des villes et villages de la région. Mais ces opérations différentes selon la réalisation de leurs objectifs et l’ampleur de la réaction militaire française. Si par exemple l’offensive sur Skikda et ses environs a connu un grand succès, les pertes humaines, du côté algérien, furent énormes. Elle s masquèrent, au bout du compte, les victoires purement militaire de l’ALN. On n’a pas hésité à comparer les massacres commis par l’armée française à Skikda (Philippeville) avec ceux commis le 8 mai 1945, par cette même armée, surtout par leurs côtés aveugle, massif et sauvage.

 

A Milia, les opérations se sont déroulées d’une toute autre façon que dans la plupart des autres secteurs. La tactique employée par l’ALN y fut différente. Cette région d’El Milia qui s’étend de Aïn Kechra jusqu’à Oued Erdjana, était sous le commandement de Messaoud Bouali, l’adjoint direct de Lakhdar Ben Tobal, qui était à son tour l’adjoint de Zighout. Que fait Messaoud Bouali, après avoir réuni ses hommes   ainsi que de nombreux moussabilines? Il inverse l’ordre d’attaque : au lieu que ce soit la population qui avance vers les points désignés et que les moudjahidines la canalisent en l’encadrant ou en se dissimulant en son sein, comme c’était le cas ailleurs, il ordonne que ses hommes, qui sont armés, se mettent en avant et que la population désarmée ou peu armée, soit, elle, derrière eux pour les soutenir et leur prêter main forte. Or une des raisons de l’ampleur des massacres dans les différents secteurs de la Zone 2 était due au fait que la population était exposée lors des représailles sans qu’elle jouisse d’une protection adéquate de l’ALN. Pourtant les opérations se sont succédées à El Milia avec une réussite admirable et des pertes insignifiantes. Elles ont duré trois jours, le 20, 21 et 22 août, c’est à dire conformément au plan établi par Zighout Youcef.  Toutes les embuscades programmées ont été effectuées avec succès, notamment celle dont on a beaucoup parlé et qui a eu lieu à 5 km d’El Milia, sur la route de Constantine, où fut tué le juge Reno et sa mitraillette prise pendant que son chauffeur et son garde du corps s’étaient enfuis. A citer également l’embuscade de Zegar où furent abattus de nombreux militaires français et, surtout, où fut récupéré un armement de tout premier ordre, les 29, 24 ; c’était la meilleure arme que possédait la France à l’époque. Et l’embuscade de Hazouzane où un policier était abattu. Mais de toutes les actions , l’histoire en retiendra deux, particulièrement : l’encerclement de la ville d’El Milia qui fut isolée du monde extérieur, alors que les militaires français étaient terrés dans leur casernement ne pensant qu’à se défendre et incapables de sortir pour secourir leurs pairs. Et l’investissement du village d’Arago (Bordj Ali Halia, habité pourtant par de nombreux Européens, considéré comme le premier lieu que le FLN a libéré en Algérie et où le drapeau algérien fut hissé et a flotté librement pendant ces trois jours. Les martyrs d’El Milia, lors de ces attaques du 20 août, étaient une poignée. Il avait Bouzerdoum Ali, Zertal Abdelhamid, Baghida Boukhriss et Lakroune Youcef. A noter que Zertal et Baghidja ont participé aux opérations sans armes jusq’au 22 août où il réussirent à tuer deux militaires français, à l’aide de couteaux, et leur prendre leurs fusils.

Les félicitations de Zighout Youcef pour El Milia

C’est en nombre 1955 qu’une réunion présidée par Zighout Youcef eut lieu à Taïraou, à l’est de Setara, pour évaluer le bilan d’une année de révolution. Zighout Youcef s’était montré très satisfait des opérations du 20 août. Susciter un tel événement, dit-l pour féliciter les responsables qui y ont participé, exige des qualités exceptionnelles, autrement c’est la catastrophe. « Si nous avons perdu militairement et gagné politiquement dans le Nord-Est du Constantinois, c’est à dire à Skikda et sa périphérie, je peut vous dire que nous avons gagné militairement et politiquement dans le Nord-Ouest du Constantinois, et plus particulièrement à El Milia». C’était la récompense de Messaoud Bouali qui fut nommément cité par Zighout avec, en prime, un présent symbolique, le Mushaf, Coran, de Zighout qui estimait que dieu avait épargné à Messaoud la mort qui avait frappé les populations des autres régions. C’st au cours de cette nuit, un peu magique, que Ben Boulaïd s’était évadé de la prison de Koudiat avec Tahar Zbiri et d’autres de leurs compagnons. Tahar Zbiri qui fut, la nuit même dit-on, envoyé auprès de Zighout par Ben Boulaïd. Et pour couronner le tout, arrivèrent d’Alger Amara Rachid et Brahim Mezhoudi pour s’enquérir de la possibilité d’organiser un « congrès» (celui de la Soummam) qui devait, initialement, se tenir dans le Nord-Constantinois.

Ammar Guellil   
Source : L’épopée de l’Algérie nouvelle
Dar El Bâath, 1991

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يوسف زيغود الجزائر

26 Mars 2009, 15:23pm

Publié par Nabil Mérimèche

1ا-لمولد والنشأة
ولد يوسف زيغود يوم
18 فيفري 1921 بقرية سمندو بالشمال القسنطيني ، دخل المدرسة الإبتدائية الفرنسية في صغره إلى جانب تردُّده على الكتاتيب القرآنية لتعلم اللغة العربية وتعاليم الدين الإسلامي. بعد حصوله على شهادة التعليم الإبتدائي باللغة الفرنسية ، غادر المدرسة لأن السلطات الفرنسية لم تكن تسمح لأبناء الجزائريين من تجاوز هذا المستوى

 2النشاط السياسي

انخرط في سن الرابعة عشر في صفوف حزب الشعب الجزائري . عيّن مسؤولا على قريته عام 1938. ترشح عام 1948 ببلدية سمندو ضمن القائمة الإنتخابية لحركة الإنتصار وفاز رغم دسائس الإستعمار وأعوانه وإنخرط في المنظمة الخاصة وأشرف على زرع خلاياها في منطقته ، وعند اكتشاف أمر المنظمة 1950 سجن مع رفاقه بسجن عنابة ، إلا أنه أستطاع الفرار منه والعودة إلى قريته ليبدأ رحلة التخفّي والسرية ، سنة 1953 إزداد إقتناعه بالعمل المسلّح كخيار وحيد لذلك راح ينظّم المناضلين ويعدّهم ليوم الثورة خاصة بعد إنشاء اللجنة الثورية للوحدة والعمل "CRU

3نشاطه أثناء الثورة
مع إندلاع الثورة كان من بين قادتها الأوائل تحت إمرة الشهيد ديدوش مراد الذي خاض معه معركة وادي بوكركر في 18 جانفي 1955 ، وبعد إستشهاد ديدوش مراد في هذه المعركة خلفه زيغود على رأس المنطقة الثانية (الشمال القسنطيني) وواصل بلاءه بتفان حتى جاء صيف 1955 أين أشرف على التنظيم والإعداد لهجومات 20 أوت 1955 ، التي أعتبر مهندسها الأول والأخير حتى اقترنت هذه الهجومات باسمه.وإلى جانب نشاطه العسكري عرف ببراعته السياسية إذ كان من بين المنظمين الفاعلين لمؤتمر الصومام في 20 أوت 1956 وبعد نهاية المؤتمر عاد إلى الشمال القسنطيني ليواصل جهاده إلى أن كان يوم 23 سبتمبر 1956 حيث اشتبك مع قوات العدو قرب سيدي مزغيش بولاية سكيكدة أين إستشهد القائد زيغود يوسف

 


 

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